J'adore comment mes idées de génie me viennent juste avant de m'endormir. J'ai un texte qui s'écrit tout seul dans ma tête, c'est extraordinaire, oh oui, je vais m'en souvenir, quel sujet palpitant, ça y est, mes inspirations me reviennent, oui, je sais toujours écrire. Puis je m'endors. Puis plus rien.
Ça m'est arrivé encore hier. Et ça m'a pris à peu près toute la journée pour me rappeler ce sujet extraordinaire, mais c'est plutôt raté. Je réfléchissais à moi. À ce que je suis, ce que j'étais, ce que je suis devenue. Étrangement pas où ça me mènera, ça sera sans doute pour ce soir. Mais ça avait affaire avec la course à pied, une passion qui m'est venue un dimanche matin de juin 2009. Et depuis, ça ne s'arrête pas!
Je n'ai jamais été sportive. Au primaire, je ne gagnais jamais de certificat du Club optimiste. J'étais poche. Et je n'aimais pas ça. On faisait des tours en courant dans le gymnase, ça me blasait. On faisait des tours autour du terrain de baseball, ça m'épuisait. Il y avait les sprints qui étaient pas mal; j'avais un certain talent, mais malheureusement, je n'ai reçu aucun encouragement à poursuivre dans cette lignée. Au secondaire, je détestais l'éducation physique. Les cours à la piscine, ouache, et je ne savais pas plonger. (Et je ne sais toujours pas plonger.) Aucun talent au soccer, à la ringuette, à la course, en rien. Je crois avoir perçu une pointe de pas-pireté en escrime. Et peut-être aussi en sauts en hauteur et en longueur. Peut-être que j'aurais pu exceller en athlétisme, si je m'étais donné la peine. Mais j'étais très paresseuse. Et mes pulsations étaient toujours au plafond, même si j'étais assise.
Je me disais, ah, je ne suis pas sportive, c'est parce que je suis une intellectuelle. C'est plutôt faux. Alors ce doit être parce que je suis une artiste. C'est aussi plutôt faux. Alors qu'est-on, si on n'est ni sportif, ni intellectuel, ni artiste? Dans mon cas, ça s'appelle être rêveur. Je crois que c'est ça. Je pense, j'analyse, j'imagine. Et c'est encore vrai. Mais passer à l'action?
Par un beau matin de juin 2009, donc, alors que je n'arrivais pas à faire la sieste matinale, je me suis levée, j'ai créé de peine et de misère une playlist sur mon iPod, j'ai enfilé des souliers quelconques et je suis partie courir. 1,5 km. Quand je suis revenue, 11 minutes plus tard, Môssieur m'a dit: "Déjà?" Oui, c'était ça. Puis je suis retournée une deuxième fois, et une troisième fois. Et je suis toujours retournée trois fois par semaine. Et au mois d'août, je courais 5 km en 32 minutes dans mon quartier. En octobre, je courais le 5K pour le cancer du sein au parc Maisonneuve. Moi, ça!
J'ai dû travailler fort pour faire travailler tous ces muscles qui ignoraient qu'ils existaient. Quelques rendez-vous chez la physio m'ont remis dans la bonne track. Puis est venu l'automne. Je me disais mon dieu, comment est-ce que je vais pouvoir continuer de courir? Et j'ai dépensé en vêtements d'hiver (c'est cher en verrat ces affaires-là!), et j'ai continué de courir. Et j'adorais ça. Dans la neige, le froid. Il n'y avait jamais un temps assez mauvais pour m'empêcher d'aller courir. Môssieur me dit: "T'aime ça, toi, courir dans d'la schnoute!"
J'ai entendu parler d'une clinique de course pour un demi-marathon en avril. Ça commençait en janvier. Pour s'y inscrire, on suggérait d'être capable de courir pendant 1h sans arrêt. Pendant les vacances des Fêtes, j'ai couru des 1h. Et je stressais, je voulais tellement m'inscrire. Suis-je assez bonne? Les muscles de mes jambes vont-ils tenir? Je voulais, je voulais. Et je me suis inscrite! Et j'ai stressé pendant toute la clinique. Les questions fusaient de toutes parts dans ma tête. Des pensées, des analyses, des observations. Et finalement, le 18 avril 2009, j'ai fait ma première course officielle (et unique, à ce jour), le demi-marathon Banque Scotia de Montréal, en 2:04:53. Wow! Moi, ça? Et je ne m'étais pas forcée plus que ça, je l'avais fait à un rythme confortable. Je souffrais d'une périostite, alors mon seul but, c'était de courir jusqu'au fil d'arrivée, après 21.1 km. J'étais tellement fière! Tellement! C'est moi, ça, qui ai fait ça? Oui! Dans un temps de schnoute en plus, à mon grand bonheur!
Après le demi, je flottais. Mais pas trop, hein; car d'autres pensées, observations et analyses meublaient ma tête. J'étais inquiète. Ma périostite ne guérissait pas. Ça s'est même aggravé. J'ai été mal suivie, si bien qu'en juillet, je devais réapprendre à courir avec la technique minimaliste et des racers. Je n'ai pas fait le demi du marathon de Montréal. À l'automne, je pouvais de nouveau courir 1h-1h30 sans douleur.
Alors bien sûr, en janvier dernier, j'étais de la partie pour la clinique du demi-marathon d'avril. Et j'avais du jus! Je n'avais pas mal nulle part! Je me sentais en forme, en confiance. Et j'avais moins d'analyses, d'observations, de pensées, de stress; j'avais un peu plus de bagage, un peu plus de connaissances. J'allais faire ce demi-marathon en moins de 2h, c'est clair.
Le décès de mon papa est arrivé presque subitement. J'étais arrivée, pendant sa maladie, à m'entraîner. Ça me faisait du bien. Je partais crispée, enragée, peinée, je revenais la tête vide, zen. Après son départ, je n'ai pas eu le temps de courir pendant une semaine. Je me demandais si j'étais encore capable de courir. Si j'étais capable de courir longtemps. Cette fois-là, j'ai fait 1h15. Et j'avais encore de l'énergie à dépenser. Les sorties suivantes ont été au gré de mes envies. En fait, je me forçais un peu. Je n'avais envie de rien. Et je n'avais même plus envie de faire le demi d'avril. Mais j'ai persévéré, pour le bien-être de ma tête et de mon coeur, et aussi pour l'atmosphère à la maison. Un coureur qui ne court pas, ce n'est pas vraiment de bonne humeur. Et je me disais que je ne pouvais pas faire de petites sorties, car si jamais j'avais envie de courir le demi d'avril... Je ne voulais rien regretter.
Il y a deux semaines, j'ai retrouvé mon groupe de course. Une sortie de 16,5 km, par un beau dimanche ensoleillé. Je me suis dit, ça y est, ça va, j'ai un bon rythme, je suis ok pour faire le demi. Peu importe le temps, ça ira. Et 500 m avant la fin, j'ai mis le pied droit dans un nid-de-poule en contournant des piétons. Résultat: entorse légère. Quelle belle surprise! J'ai vu mon ostéopathe, qui m'a traitée et m'a dit que je pouvais retourner courir deux jours plus tard, "mais pas 12 km". Alors dans ma tête, 8 km, c'était ok. (Ah les coureurs, ça veut toujours faire plus.) À 6,9 km, j'ai dû m'arrêter et finir le parcours en marchant. Je suis retournée voir mon ostéopathe; maintenant, mes extenseurs sont irrités. J'ai mal en marchant. Fameux! Bravo!
Je pratique donc depuis deux semaines régulièrement le vélo d'intérieur. J'adore ça! Non, pas du tout; je déteste ça. Mais ça me permet quand même de rester en forme, de travailler des muscles, de vider ma tête (parce qu'un coureur qui ne se vide pas la tête, c'est impossible à vivre), de brûler quelques calories qui me permettent de continuer de manger des chips et du chocolat comme quand je cours régulièrement.
Aujourd'hui, jour du poisson d'avril, je vois une amélioration à mon pied. Mon ostéo m'a bien dit que je pouvais retourner courir hier, 20 minutes (c'est mieux de donner une limite à un coureur, c'est plus clair; néanmoins, ça ne veut pas dire qu'il va la respecter). Mais je n'y suis pas allée. J'ai peur de retourner trop tôt et d'aggraver ma blessure. Je réagis probablement comme ça parce que l'an dernier, j'ai dû recommencer à la base. Alors je retournerai tester le pied, peut-être 20 minutes, demain ou dimanche. Si je sens que mon pied est ok pour le supporter.
Et mon demi-marathon? Ben... on verra quand j'irai mettre les pieds dehors. C'est quand même dans deux semaines! Ça serait con que je me blesse davantage pour faire un demi-marathon à tout prix. Je pourrais peut-être faire le 5K, s'il y a encore de la place. Sinon, il y a d'autres courses... le demi-marathon de Châteauguay, en mai, par exemple. Mais je zieute le 20K du Lac Brome, en juin. Je suis pas mal certaine que mon pied sera ok pour juin. Ha!
Alors que suis-je devenue, donc, pour vouloir à tout prix courir? Une intellectuelle? Une artiste? Une sportive? Je suis toujours une rêveuse, je crois. Car courir, ça me permet de rêvasser. Ça me met dans un état second, gratuit, et sain. Et j'ai tellement hâte d'enfiler mes chaussures de course! Demain? Dimanche? Maintenant que j'ai recommencé à écrire, courir m'inspirera probablement d'excellents sujets palpitants... J'ai trop hâte!
Le blogue en ?
Le quotidien vu de l'intérieur de ma tête.
vendredi 1 avril 2011
mercredi 30 mars 2011
Dur hiver
Cet hiver a été le plus difficile de tous les hivers. Je dirais même plus que ça a été la période la plus éprouvante de ma vie. Même si j'ai toujours été abonnée, autrefois, aux périodes difficiles.
Le 10 janvier, j'ai perdu mon plus fidèle compagnon. Mon plus vieux colocataire, mon âme-soeur, mon confident, mon comparse de voyage, mon Roux à trois pattes. Il avait 19 ans. Dix-neuf petites années de chat!
Nous nous sommes rencontrés à l'université, alors que je perdais mon temps et l'argent de mon père. Il avait déjà 2 ans. J'avais vu, avec ma coloc de l'époque, une annonce dans un abri-bus: "Chat à donner, doux, orange, gentil avec les enfants." Nous avions appelé, la jeune femme était si triste de se départir de son chat. Je voulais un ami pour Gilles, mon chat malade mental de l'époque, blanc avec une cape grise, car ma coloc et moi allions nous séparer, et ainsi nos chats Olivier, dit Coulis (je vous épargne les détails, il me semble que c'est assez clair) et Gilles seraient aussi séparés. Le jour-même, je rencontrais Freddy, c'était le nom du Roux; il était caché sous le lit d'un minuscule 1 1/2. Je crois que le copain de la jeune femme le battait, car Freddy semblait terrifié. Je l'ai amené à la maison cet après-midi-là. Son nom a changé, enfin, il a été allongé à Frédéric. Et son surnom est né, assez facilement, Le Roux. Je ne me doutais pas que mon nouveau compagnon orange, que j'appelais "le chat de Gilles", allait devenir mon meilleur ami, à la vie, à la mort. Les colocs, les chats de colocs et les amoureux sont passés, et le Roux est toujours resté.
Nous en avons fait des appartements. En fait, il les as tous faits:
- le 1er, sur Édouard-Montpetit en face de l'UdeM;
- le 2e, sur Édouard-Montpetit en face de l'UdeM;
- le 3e, à Sherbrooke, près de l'UdeS;
- le 4e, collé chez mes parents, à Drummondville;
- le 5e, sur de Lorimier, à Montréal;
- le 6e, à Sherbrooke dans la grosse côte, un peu plus loin de l'UdeS;
- le 7e et le 8e, à Fredericton, au Nouveau-Brunswick;
- le 9e, à Corvallis, en Oregon, dans les dorms de Oregon State;
- le 10e, à Corvallis, notre petit studio adoré sur la 21st St.;
- le 11e, à Salem, en Oregon;
- le 12e, sur la 9th St., à Corvallis, en Oregon;
- le 13e, sur l'avenue Coloniale, à Montréal (on n'était pas contents d'être de retour);
- le 14e, sur St-Denis, à Montréal;
- le 15e, sur d'Iberville, à Montréal;
- et le dernier, dans Petite-Patrie, notre préféré (sauf le petit studio, vraiment, c'était trop mignon).
Faire le bilan de la vie du Roux, c'est un peu comme faire le bilan de ma propre vie. Nous avons habité pendant presque 17 ans ensemble. On en a vu des vertes et des pas mûres! J'ai tant de beaux souvenirs à raconter. Et je le ferai de temps en temps. Comme la fois où il a perdu sa patte arrière droite, à Sherbrooke. Et la fois où nous devions quitter les États-Unis (mon visa expirant, et comme c'était après le 9/11, on ne riait pas avec les "étrangers"); nous avons traversé le Canada ensemble, en voiture. C'est jusqu'à maintenant le meilleur co-pilote que j'ai eu.
Le Roux était un combattant. Il était sérieux, persévérant et ne se plaignait jamais. Il aimait profiter du soleil, faire la sieste et manger goulûment. C'était le meilleur chat au monde. Ce sont ses reins qui l'ont lâché. Depuis près de 3 ans, le Roux souffrait d'insuffisance rénale. Je devais lui donner du soluté sous-cutané chaque semaine. Il prenait aussi des médicaments chaque jour. Et il était devenu sourd. Mais il continuait d'aimer la vie, de profiter de chaque seconde. Le Roux n'était pas un chat ordinaire. Oh non! C'était presque un monument.
Son départ m'a beaucoup attristée. Et ce n'était que le début des départs, car un mois et demi plus tard, c'était au tour de mon papa.
Le 22 janvier 2011, à 22h22, mon papa s'est éteint, des suites d'une longue maladie bien populaire, le cancer. Bien qu'on soit aujourd'hui le 30 mars, ma tête et mon coeur sont toujours au mois de février. Le temps s'est arrêté.
Mon papa, il était dur comme le roc. Il était droit, fier, drôle, sérieux, compliqué. Notre relation n'a pas toujours été à son meilleur. Et pourtant, nous étions pareils en plusieurs points. J'ai eu la chance de pouvoir me rapprocher de lui ces dernières années, et plus particulièrement ces derniers mois. Nous avons pu discuter de tout et de rien, nous dire les vraies affaires, pleurer, rire, se serrer fort fort fort. Mais son absence me pèse énormément. Le silence qu'il laisse m'assourdit. Il me manque terriblement.
J'aurai sûrement envie de raconter mes beaux souvenirs avec lui aussi. J'ai même de beaux souvenirs de mon papa et du Roux, ensemble. Car ils s'aimaient, ces deux-là. Beaucoup! Je crois même qu'ils s'admiraient mutuellement... Deux combattants, sérieux, fiers, persévérants.
Je les imagine ensemble, veillant sur ceux nous.
Je t'aime, papa. Je t'aime, Le Roux. Vous me manquez beaucoup.
Le 10 janvier, j'ai perdu mon plus fidèle compagnon. Mon plus vieux colocataire, mon âme-soeur, mon confident, mon comparse de voyage, mon Roux à trois pattes. Il avait 19 ans. Dix-neuf petites années de chat!
Nous nous sommes rencontrés à l'université, alors que je perdais mon temps et l'argent de mon père. Il avait déjà 2 ans. J'avais vu, avec ma coloc de l'époque, une annonce dans un abri-bus: "Chat à donner, doux, orange, gentil avec les enfants." Nous avions appelé, la jeune femme était si triste de se départir de son chat. Je voulais un ami pour Gilles, mon chat malade mental de l'époque, blanc avec une cape grise, car ma coloc et moi allions nous séparer, et ainsi nos chats Olivier, dit Coulis (je vous épargne les détails, il me semble que c'est assez clair) et Gilles seraient aussi séparés. Le jour-même, je rencontrais Freddy, c'était le nom du Roux; il était caché sous le lit d'un minuscule 1 1/2. Je crois que le copain de la jeune femme le battait, car Freddy semblait terrifié. Je l'ai amené à la maison cet après-midi-là. Son nom a changé, enfin, il a été allongé à Frédéric. Et son surnom est né, assez facilement, Le Roux. Je ne me doutais pas que mon nouveau compagnon orange, que j'appelais "le chat de Gilles", allait devenir mon meilleur ami, à la vie, à la mort. Les colocs, les chats de colocs et les amoureux sont passés, et le Roux est toujours resté.
Nous en avons fait des appartements. En fait, il les as tous faits:
- le 1er, sur Édouard-Montpetit en face de l'UdeM;
- le 2e, sur Édouard-Montpetit en face de l'UdeM;
- le 3e, à Sherbrooke, près de l'UdeS;
- le 4e, collé chez mes parents, à Drummondville;
- le 5e, sur de Lorimier, à Montréal;
- le 6e, à Sherbrooke dans la grosse côte, un peu plus loin de l'UdeS;
- le 7e et le 8e, à Fredericton, au Nouveau-Brunswick;
- le 9e, à Corvallis, en Oregon, dans les dorms de Oregon State;
- le 10e, à Corvallis, notre petit studio adoré sur la 21st St.;
- le 11e, à Salem, en Oregon;
- le 12e, sur la 9th St., à Corvallis, en Oregon;
- le 13e, sur l'avenue Coloniale, à Montréal (on n'était pas contents d'être de retour);
- le 14e, sur St-Denis, à Montréal;
- le 15e, sur d'Iberville, à Montréal;
- et le dernier, dans Petite-Patrie, notre préféré (sauf le petit studio, vraiment, c'était trop mignon).
Faire le bilan de la vie du Roux, c'est un peu comme faire le bilan de ma propre vie. Nous avons habité pendant presque 17 ans ensemble. On en a vu des vertes et des pas mûres! J'ai tant de beaux souvenirs à raconter. Et je le ferai de temps en temps. Comme la fois où il a perdu sa patte arrière droite, à Sherbrooke. Et la fois où nous devions quitter les États-Unis (mon visa expirant, et comme c'était après le 9/11, on ne riait pas avec les "étrangers"); nous avons traversé le Canada ensemble, en voiture. C'est jusqu'à maintenant le meilleur co-pilote que j'ai eu.
Le Roux était un combattant. Il était sérieux, persévérant et ne se plaignait jamais. Il aimait profiter du soleil, faire la sieste et manger goulûment. C'était le meilleur chat au monde. Ce sont ses reins qui l'ont lâché. Depuis près de 3 ans, le Roux souffrait d'insuffisance rénale. Je devais lui donner du soluté sous-cutané chaque semaine. Il prenait aussi des médicaments chaque jour. Et il était devenu sourd. Mais il continuait d'aimer la vie, de profiter de chaque seconde. Le Roux n'était pas un chat ordinaire. Oh non! C'était presque un monument.
Son départ m'a beaucoup attristée. Et ce n'était que le début des départs, car un mois et demi plus tard, c'était au tour de mon papa.
Le 22 janvier 2011, à 22h22, mon papa s'est éteint, des suites d'une longue maladie bien populaire, le cancer. Bien qu'on soit aujourd'hui le 30 mars, ma tête et mon coeur sont toujours au mois de février. Le temps s'est arrêté.
Mon papa, il était dur comme le roc. Il était droit, fier, drôle, sérieux, compliqué. Notre relation n'a pas toujours été à son meilleur. Et pourtant, nous étions pareils en plusieurs points. J'ai eu la chance de pouvoir me rapprocher de lui ces dernières années, et plus particulièrement ces derniers mois. Nous avons pu discuter de tout et de rien, nous dire les vraies affaires, pleurer, rire, se serrer fort fort fort. Mais son absence me pèse énormément. Le silence qu'il laisse m'assourdit. Il me manque terriblement.
J'aurai sûrement envie de raconter mes beaux souvenirs avec lui aussi. J'ai même de beaux souvenirs de mon papa et du Roux, ensemble. Car ils s'aimaient, ces deux-là. Beaucoup! Je crois même qu'ils s'admiraient mutuellement... Deux combattants, sérieux, fiers, persévérants.
Je les imagine ensemble, veillant sur ceux nous.
Je t'aime, papa. Je t'aime, Le Roux. Vous me manquez beaucoup.
Un premier vrai post
Ça fait des semaines (et des mois!) que je réfléchis à ce que je veux écrire sur mon blogue en question. J'ai des idées, des envolées. Quel est le but de cet exercice? Quelles avenues vais-je explorer? La course à pied? Les chats? Les faits divers? La nutrition? Le jardinage? Le magasinage? Le niaisage?
Et si on commençait simplement, on verra par où ça part. Il y aura sans doute un peu de tout dans ce blogue, sauf du poisson, du heavy metal et du VTT.
Et si on commençait simplement, on verra par où ça part. Il y aura sans doute un peu de tout dans ce blogue, sauf du poisson, du heavy metal et du VTT.
samedi 20 novembre 2010
Se dégeler pour le premier post
Comment faire son entrée dans le monde blog? En écrivant un message court, bref, sec. Comme s'enlever un band-aid. Et comme ça, le prochain post sera beaucoup plus intéressant, assurément!
Voilà, c'est fait. Ouf!
Voilà, c'est fait. Ouf!
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